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Bibliothèque québécoise de Pédagogie Freinet

Qu'est-ce que la BQPF ?

 En créant la Bibliothèque québécoise de Pédagogie Freinet (la BQPF), je voulais mettre à la disposition de tous ceux et celles qui travaillent en pédagogie Freinet, et à toutes les personnes désireuses de la mieux connaître, ce que j'ai pu ramasser de documents, de matériel la concernant, de témoignages sur ses pratiques et ses fondements.

Ce n'est donc pas ici que du matériel original, mais bien une collection organisée de ce qui m'a paru majeur et a été publié au cours des années depuis lesquelles je travaille en PF. Je continue d'ailleurs à tirer de mes réserves ce qui pourra être utile, et je peux vous dire que ce site s'enrichira encore de nombreux documents. Vous remarquerez que je n'ai pas essayé de "faire attrayant". Ce n'est pas mon but; je considère que le contenu est ici plus important que le contenant. Vous pardonnerez donc la "sécheresse relative" de la présentation.

Autant que cela m'est possible, je cite toujours l'origine des documents que vous pourrez retrouver ici. Leurs auteurs ne m'en voudront pas d'utiliser leurs productions, puisqu'ils sont tous des praticiens Freinet et qu'en cette qualité, ils ont toujours travaillé coopérativement au développement de notre pédagogie, en fournissant ce que leur talent pouvait mettre à la disposition des autres. Je fais de même. J'espère seulement que le lecteur continuera la bonne habitude et citera ses sources, lorsqu'il utilisera du matériel provenant de ce site.

Si d'aventure la consultation de la bibliothèque vous laisse sur votre faim, et que vous désirez me contacter, pour échanger plus en profondeur sur un des thèmes qui y sont traités, ou bien si vous souhaitez que je vous cause de mes passions pédagogiques, ou bien que j'en parle à des personnes que vous auriez à animer, n'hésitez pas à me contacter à refstem@gmail.com. Je me ferai un plaisir d'entrer en relation avec vous.

Quant à moi, je suis enseignant à la retraite, mais je me considère en effet toujours actif en pédagogie. Tout au long de ma carrière, j'ai eu la chance de pratiquer cette pédagogie et de faire en sorte de la diffuser le plus largement possible. J'ai non seulement travaillé en classe, avec mes "enfants", pendant 35 ans, mais j'ai participé à de nombreux stages, congrès, rencontres d'animation pédagogique, et j'en ai animés plusieurs.

J'ai participé au défunt mouvement de pédagogie Freinet québécois (le Collectif québécois de l'École Moderne – Pédagogie Freinet), et j'ai participé à sa gestion. J'ai rencontré plusieurs enseignants, dans leurs équipes ou dans leur classe, individuellement, afin de les aider à organiser leur pratique.

J'ai contribué à mettre en œuvre, il y a 25 ans, une école alternative publique en pédagogie Freinet, l'école Yves-Prévost, dans le secteur de Beauport, à Québec. Depuis ma retraite, je continue de faire ici et là des animations pédagogiques et à participer aux travaux dans les écoles qui requièrent mes services, particulièrement celles qui mettent en œuvre un projet éducatif en pédagogie Freinet.

Marc Audet, Québec 

Août 2008

Mise en ligne : septembre 2008

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Pourquoi un site de plus sur la PÉDAGOGIE FREINET ?

En effet, pourquoi ? Il existe déjà de nombreux sites, personnels comme d'organisations, d'écoles  ou de groupes, sur le WEB, qui traitent de pédagogie Freinet. Vous en retrouverez d'ailleurs plusieurs dans la page des liens utiles ou d'intérêt, et à travers les différents textes publiés ici, dans ces pages.

C'est d'abord une histoire de témoignage personnel. Après 35 ans de travail actif en classe, avec des enfants, je ne peux me résoudre à "fermer le dossier", à passer la main et à entrer dans le "silence de la retraite"! Je ne suis pas certain que j'aurais dit ça d'un retraité, quand j'avais 20 ans; je n'en avais peut-être pas la maturité! Mais je pense maintenant que toute cette expérience accumulée en trente-cinq années de pratique et de recherche devrait pouvoir encore servir à quelque chose!

Par ailleurs, en plein boulot quotidien, j'avais bien peu de temps pour gérer un site et l'actualiser. Maintenant, je suis maître de mon temps. Et j'ai des ami(e)s militant(e)s et praticien(ne)s pour qui je sais que le temps "n'est pas élastique", parce qu'elles/eux sont toujours au boulot. Je veux aussi parler pour ces personnes qui me sont chères.

Enfin, je veux témoigner à ma manière que la pédagogie Freinet est bien vivante au Québec, même s'il n'y a plus ici de mouvement dûment organisé et actif. Cette pédagogie a beau dater du début du 20ième siècle, elle est plus d'actualité que jamais. Elle a fait ses preuves dans des centaines de classes, ici et ailleurs, et elle continue de participer à la "construction" de citoyens autonomes et responsables.



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Qui suis-je ?

Je suis donc Marc Audet. Je suis à la retraite officiellement depuis 2002, après 35 années de pratique dans l'enseignement public. J'avais "connu" Freinet pendant ma formation à l'Université Laval, plutôt par hasard, parce qu'on sait que la pédagogie Freinet n'est pas spécifiquement présentée dans le curriculum de formation.

J'ai d'abord enseigné 11 années (1 année dans une école, et les 10 autres dans une autre), au primaire, principalement dans le secteur de Ste-Foy. J'ai eu la chance alors de démarrer dans une école dont l'équipe était innovatrice et dynamique, et avec une direction très ouverte, qui incitait les gens à pousser le plus loin possible leurs expérimentations. Dès le début, j'ai travaillé en pédagogie Freinet, bien sûr, avec les hésitations du débutant que j'étais. J'ai peu à peu développé mon "style" et mis en place les outillages de la PF.

Ensuite, je suis passé à la commission scolaire de Beauport (devenue par suite des fusions, la Commission Scolaire des Premières-Seigneuries), à titre de directeur d'école, où j'ai "ouvert" une nouvelle école de quartier; je désirais toucher à cet aspect du travail pédagogique, à ce qui conditionne souvent le travail en classe. Après 4 années, je savais que ce n'était pas le domaine dans lequel je désirais continuer ma vie professionnelle; je préférais avoir ma classe et travailler directement avec les enfants. J'ai consacré la cinquième année de mon travail de direction à consolider ce que j'avais mis en place déjà et à constituer un dossier très particulier pour les autorités de ma commission scolaire…

En effet, je ne souhaitais pas me retrouver dans une école de quartier ordinaire, avec les aléas que ça suppose; je voulais plutôt proposer à la commission scolaire un projet d'école alternative à pédagogie Freinet, dans lequel je redeviendrais enseignant. La commission scolaire Beauport a toujours eu, à juste titre, la réputation d'être à l'avant-garde, et mon idée a été bien accueillie, à condition que je prouve qu'un tel projet était viable, valable et qu'une clientèle pouvait s'y attacher. C'est ce que j'ai fait: j'ai bâti un projet éducatif reprenant les thèmes et objectifs, les outils et techniques de la PF, que j'ai présenté aux commissaires, puis j'ai invité en rencontres d'information près de 900 parents de tout le territoire de la CSB. Tout au long de cette démarche, quelques personnes m'ont accompagné et encouragé. Je pourrais ici citer en particulier Mariel Ducharme, que j'avais connu avant et ailleurs et que je retrouvais là alors qu'elle était conseillère pédagogique (…et qui finira par se joindre à la première équipe pédagogique de l'école), qui a accompagné cette démarche de mise au point comme confidente et complice, et qui m'a aidé à convaincre des parents et des enseignants de se joindre à l'aventure.

Puis, cette école a vu le jour en septembre 1982 : l'école optionnelle Yves-Prévost, qui a fêté son vingt-cinquième anniversaire en 2008, et qui fonctionne à tel point que la commission scolaire a ouvert en 1999 une deuxième option Freinet primaire dans une école de l'autre extrémité du territoire (l'école Cap-Soleil).

Pour ma part, trois ans avant ma retraite, j'ai initié une suite du projet optionnel primaire au secondaire. Un comité de parents et d'enseignants, dont je faisais partie, a proposé à la commission scolaire une suite du projet au secondaire, qui a été accepté et qui a été localisé à l'école Mgr de Laval. Faute d'une clientèle suffisante, cette option a été fermée en 2003 par les autorités de la commission; mais jamais il n'a été remis en question sa pertinence ni sa qualité. J'y ai donc été titulaire d'un groupe, que j'ai piloté de sa première à sa troisième secondaire, juste avant de prendre ma retraite.

Tout au cours de mon parcours professionnel, j'ai continué de travailler en pédagogie Freinet, en consolidant ma manière de faire. J'ai participé à des stages, avec le mouvement Freinet français et ailleurs, je me suis gardé en contact constant avec divers mouvements Freinet étrangers, et j'ai été du noyau de personnes qui ont mis en marche un mouvement québécois de pédagogie Freinet en 1982. J'y ai toujours joué un rôle actif, en animation, pour l'accueil des "nouveaux" et leur initiation, et à la gestion du mouvement lui-même. En avril 85, j'ai publié un article dans Vie Pédagogique: "La pédagogie Freinet dans une école québécoise". En 1996, j'ai participé à la publication d'un ouvrage destiné à la formation des maîtres, à l'Université Laval, en écrivant le chapitre traitant de la pédagogie Freinet, dans "La pédagogie, théories et pratiques de l’Antiquité à nos jours" (voir la Bibliographie), Gauthier et Tardif, aux Éditions Gaétan Morin. J'ai participé pendant près de 10 ans aux cours de M. Gauthier, à titre d'invité. Hormis la mise en œuvre de la pédagogie Freinet, dans ma classe, j'ai aussi expérimenté le multi-âge, tout au long de ma carrière. En effet, le hasard a fait que dans la première partie de ma carrière, l'école où j'étais, avait mis en place une forme de multi-degrés, où un prof prenait un groupe d'un degré impair et travaillait en continuité avec le même groupe, une deuxième année, avant de recommencer avec un autre groupe. J'ai alors eu l'occasion de travailler avec des groupes de 3ième et 4ième surtout. Et quand nous avons démarré le projet alternatif à Yves-Prévost, nous avons tout de suite organisé nos groupes en multi-âge; ils fonctionnent d'ailleurs toujours de cette manière. Pour ma part, j'ai eu une classe de cycle (4-5-6ième années), puis des 5-6ième. Je peux donc dire que j'ai non seulement accumulé une expertise reconnue en pédagogie Freinet, mais aussi que notre maîtrise de l'organisation des classes multi-âge (à Yves-Prévost) est connue et reconnue ici et là.

Je veux maintenant utiliser mes temps libres à aider des enseignants à faire face aux exigences des nouveaux programmes et aux idées de la réforme, car on le sait, les gens qui sont à l'origine de la réforme actuelle se sont beaucoup inspirés des idées, des outils et des techniques de travail que notre pédagogie propose. Je ne prétends pas qu'il y a parité entre la réforme et la PF, mais l'une puise largement dans l'autre, même si les idées de la réforme sont venues aussi d'autres sources. Notre pédagogie est puissamment inscrite dans le courant de pensée qui guide la réforme.

Marc Audet,

Enseignant-chercheur

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